30.03.2007
Riddim
Une chanson qui passe depuis quelques semaines et qui reste dans les charts. Pas mal pour un artiste non jamaïcain (il vient des Bermudes). J'aime bien. Rien d'exceptionnel, mais j'aime bien. Il s'agit de Collie Buddz, qui chante "Come Around".

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29.03.2007
Misty Bliss
Le Misty Bliss est un évènement qui se tient chaque année dans le superbe parc naturel de Holywell, niché dans la montagne surplombant Red Light. Il est organisé dans le but de conscientiser le public à la richesse et à la protection des Blue Mountains. C'est aussi l'occasion de présenter chants, danses et musiques appartenant au riche patrimoine culturel du pays.
Le côté gastronomique n'est pas en reste avec des plats aux consonances résolument africaines et aux saveurs exotiques.
La pluie était également au rendez-vous mais n'a pas empêché un public nombreux de prendre part à la fête. Bonne humeur, bons sons et bonne nourriture, voici un bref résumé de la journée.
Et pour ceux auraient encore des doutes sur le sens du rythme des jamaïcains et sur leur habilité à ne pas se prendre au sérieux et à faire la fête, visionnez cette vidéo...
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21.03.2007
Reggae galaxie

Dans une galaxie très lointaine, celle du reggae, abritant bon nombre de planètes dont les plus fameuses sont ragga, dancehall, toasting, ska, rocksteady, nyahbingi, et dub, une bataille sans merci avait lieu contre les autres genres musicaux. Très vite, il devint clair que les parrains locaux tels Don Carlos, Don Campbell, Don Letts et Don Mais avec, à leur tête, les fameux Dennis Alcapone et Dillinger ne suffisaient plus à protéger la galaxie. Une armée, celle des Soldiers of Jah Army ou Freedom Fighters, fut créée.
Cette naissance ne fut possible que grâce à une coalition des différents dirigeants des planètes concernées. Je parle bien sûr de King Jammy, King Stitt, King Tubby, Prezident Brown, Prince Alla, Prince Buster, Prince Far I, Prince Francis, Prince Glen, U-Roy, Prince Jazzbo, Prince Malachi, Prince Lincoln, Shorty the President, the Viceroys, I Roy et des Revolutionaries, ces derniers ayant pris le pouvoir sur la planète Rocksteady mettant fin à une infâme dictature.
Cette armée, dotée d'une force aérienne dirigée par General Smiley, General Saint et General Levy, d'une force terrestre (General Grant, General Plough, General Trees et General Echo) et d'une force maritime dont les leaders étaient bien entendu Admiral Bailey, Admiral Tibet et le fameux Captain Sinbad, possédait également un département de recherche scientifique de premier plan sous les ordres du General Degree.
Deux savants, Scientist et Mad Professor, furent à l'origine de nombreuses inventions dont les plus notables ne sont pas moins que la Dynamites et les fameux avions Supersonics. Un autre département, plus confidentiel et secret, menait des recherches hors du commun, pouvant poser des questions éthiques. En effet, de ces laboratoires, sortirent des combattants Immortals, Elephant Man et un clone du primate géant King Kong.
De rudes luttes eurent lieu au cours desquelles certains combattants s'illustrèrent. Qui n'a pas entendu parler du Brigadier Jerry, du Lieutenant Stitchie, du Lone Ranger, de Daddy Colonel, de Mickey General et du Warrior King, tous devenus héros interplanétaires.
Bien sûr, tous ces combats entraînèrent de nombreux blessés. Heureusement, le corps médical était de qualité avec des innovateurs tels Doctor Alimantado ou Doctor Pablo.
En coulisse, d'autres acteurs ne déméritaient nullement. Ainsi General Lucky et son équipe d'Investigators s'acquittaient des renseignements avec toute l'efficacité que l'on connait.
De leur côté, les Diplomats et Asher Senator tentaient d'endormir la méfiance de l'ennemi lors de rencontres politiques.
Cette armée était épaulée par de nombreux volontaires, certains d'entre-eux ayant un sens du combat fort développé. L'Histoire retiendra notamment Ninjaman et un groupe de Gladiators affranchis.
Le moral des troupes était entretenu par l'apparition régulière de vedettes du grand écran venues divertir les combattants. Charlie Chaplin et Clint Eastwood furent les plus assidues.
Comme dans chaque armée, des fortes têtes posèrent problèmes mais elles furent rapidement ramenées à la raison grâce aux légendaires shérifs Larry Marshall et Errol Marshall.
L'issue du combat est, on le sait, du côté reggae. En effet, ce genre et ses satellites sont aujourd'hui plus vivants que jamais. Et la relève est assurée par un nombre croissant d'acteurs et de sympathisants...
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20.03.2007
Deux méchants DJ

Découverte et coup de coeur pour un album que je trouve excellent. Je me maudis pour avoir mis autant de temps avant de l'avoir. Il s'agit de Two Bad DJ par Clint Eastwood et General Saint. Cela date du début des années 80 et vous montre d'où vient le Dancehall d'aujourd'hui.
Cet album est une merveille que je vous invite vivement à découvrir.
Achetez-le ici.
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28.02.2007
Riddims
Un peu de zique toute fraîche en provenance directe du coin. Il s'agit de deux artistes vivant à Red Light.
Le premier, Fred Cougar est né et vit ici. Il est l'auteur, compositeur, interprète et ingénieur du son de ses productions.
La seconde est Shiwa. D'origine allemande, blanche, elle vit aujourd'hui dans le village et force est de reconnaître qu'elle ne se débrouille pas mal... Les connaisseurs apprécieront la qualité de son patois...
Je vous parle d'eux plus en détails dans un prochain article.
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14.02.2007
Studio One

Né en 1932, Clement Dodd (Sir Coxsone) est l'un des artistes les plus importants de la Jamaïque.
Dans les années 50, son soundsystem est l'un des plus appréciés et reconnus de l'île. Mais Dodd ne veut pas se contenter de jouer de la musique, il veut produire et enregistrer des disques. C'est ainsi qu'en 1962 il fonde ce qui deviendra l'un des temples de la musique Jamaïcaine, le fameux Studio One. En choisissant ce nom, Sir Coxsone résumait bien ses ambitions: Studio One comme le premier studio monté, géré et appartenant à un noir ou Studio One comme le studio le plus important de Jamaïque.
Afin de comprendre ce que représente ce studio dans l'histoire de la musique de l'île, voici une liste (loin d'être exhaustive) de quelques-uns des artistes qui s'y sont succédé: les Wailers (avec Bob Marley), Horace Andy, Burning Spear,
Lee Perry, The Skatalites, Ken Boothe, The Heptones,Johnny Osbourne, The Gladiators, Dennis Brown, Sugar Minott, The Wailing Souls, Delroy Wilson, ... Les amateurs apprécieront...
Tous ces artistes ont été "découverts" par Sir Coxsone. C'est grâce à lui que leur carrière respective a démarré.
Tout au long de sa vie, Clement Dodd a inlassablement cherché a découvrir de nouveaux artistes et les a aidé à démarrer. Il s'est éteint en 2004, laissant un grand vide dans le monde de la musique locale.
C'est donc avec une excitation non dissimulée que, flanqué de mes gardes du corps habituels, je me suis rendu à Brentford Road, à côté de Trenchown.
Nous avons découvert le mythique bâtiment, protégé par des grilles surmontées de barbelés. L'un des employés du studio est venu nous demander ce que nous désirions. "Nous voudrions visiter le studio si celà est possible". L'homme nous répondit que celà n'était pas possible, le studio n'étant pas accessible au public. Devant ma mine dépitée et après avoir appris que j'avais fait le voyage de Belgique principalement pour me "recueillir" dans le studio, il nous déclara finalement "si vous achetez un ou deux disques, je vous laisse entrer". "Sans blague que j'ai envie d'acheter des disques! Et plus qu'un ou deux!!!" lui répondis-je dans ma tête. Il nous conduisit au bureau où quatres personnes étaient assises. L'une d'elle n'était autre que le fameux King Stitt, l'un des fidèles DJ de Sir Coxsone. Défiguré de naissance, son visage est l'un de ceux que l'on n'oublie pas... A ses côtés, deux hommes hilares nous souhaitèrent la bienvenue.
Derrière son bureau, une dame relativement âgée, semblait diriger ce petit monde. Nous apprîmes par après qu'il s'agissait de l'épouse de Clement Dodd.
Nous lui dîmes que nous venions acheter quelques disques et j'ajoutai timidement "et si nous pouvions voir le studio quelques instants, ce serait formidable". Nous la vîmes réfléchir avant de nous dire "allez d'abord voir les disques". Guidés par l'un des hommes, nous montâmes à l'étage. Là, devant nos yeux ébahis, nous découvrîmes ce qui, pour tout amateur de musique jamaïcaine, ressemble à un trésor. Tout l'étage était rempli de piles de boîtes blanches contenant des 45 et 33 tours. Toutes l'histoire du Studio One s'étalait devant nos yeux! Sous le regard amusé de notre guide, j'ai alors commencé à fouiller toutes ces boîtes, excité comme un gamin découvrant ses cadeaux de Noël. Que choisir? Tant de merveilles! Le coeur pincé, je me suis limité à une sélection de dix 45 tours.
Nous redescendîmes au bureau pour payer les disques. Cela fait, madame Dodd prit la parole "King, tu veux bien leur montrer le studio?". Waw! Une visite privée du légendaire Studio One avec le non moins célèbre King Stitt! Nous le suivîmes à l'arrière du bâtiment où il ouvrit une grande porte. Il alluma la lumière et nous vîmes enfin le Saint des Saint. Une grande pièce remplie de toutes sortes d'instruments se révéla à nous. Une atmosphère feutrée y régnait et je pouvais sans peine imaginer Bob Marley ou Lee Perry en train d'enregistrer l'un de leurs premiers disques. King Stitt nous montra également la pièce d'où Clement Dodd dirigait ses artistes. Nous discutâmes quelques minutes avec lui avant de retourner dans le bureau.
Là, madame Dodd nous parla de son mari, des artistes qui travaillèrent avec lui, de ceux qui viennent de nos jours et nous présenta tout le monde. Elle finit par nous dire, après nous avoir remis sa carte de visite, "c'est dommage qu'il n'y ait pas d'enregistrement aujourd'hui, mais quand vous voulez revenir, appelez-moi et je vous dirai quand venir pour assister à une session. Et si vous voulez jouer d'un instrument ou chanter, je crois qu'on pourra s'arranger".
Rendez-vous est pris!
11:44 Publié dans Histoire-Découverte, Ici, Jamaïcains célèbres, Musique, Musique Jamaicaine | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21.11.2006
Son du moment...

Si vous passez une matinée à Kingston (ou même dans les montagnes), voici ce que vous entendrez à coup sur: Driver A de Buju Banton. Ce morceau passe en boucle sur les ondes, dans les voitures ou n'importe quel établissement où de la musique est jouée.
Personnellement je n'aime absolument pas mais comme l'un des buts du site est de vous faire connaitre le pays vous y avez quand même droit... Et puis j'imagine qu'il y a des amateurs...
15:50 Publié dans La découverte de la semaine, Musique, Musique Jamaicaine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.05.2006
Desmond Dekker

Ce jeudi 25 mai un tout grand de la musique Jamaïcaine nous a quitté pour rejoindre Bob Marley et Peter Tosh.
Né le 16 juillet 1941 à Kingston, Desmond Dekker, fut un des tout premier artistes de l'île à se faire connaître internationalement grâce à son tube Israelites, joué avec son groupe the Aces (1968). Il marqua de son empreinte l'histoire du Ska, du Rocksteady ou du Reggae en enregistrant de nombreux succès tels 007 Shanty Town, It Miek ou You Can Get It (If you Really Want)...
Il était en pleine tournée et devait se produire, entr'autres, en Belgique.
Pour l'anecdote, c'est lui qui initia Bob Marley à la guitare...
Bon vent l'artiste...
Site Officiel
Desmond Dekker en action.
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26.04.2006
Le Calypso
Préambule
L'histoire de la musique jamaicaine est particulièrement riche et diversifiée, surtout pour une population de 2 millions d'habitants seulement.

Les raisons à celà sont avant tout à retrouver dans l'histoire de l'île.
Le peuple jamaicain s'est bâti sur de nombreuses cultures différentes. Bien sûr les esclaves africains, les colons européens mais aussi les travailleurs indiens et chinois appellés au 18è siècle pour remplacer la main-d'oeuvre noire manquante suite à l'abolition de l'esclavage. Et, on s'en doute, ces immigrants sont venus avec leurs propres traditions et particularités.
Cette mixité a d'ailleurs inspiré la devise nationale Out of Many, One People (un seul peuple, issu de plusieurs).
La situation géographique de la Jamaïque va également avoir une influence sur sa culture.
Située au coeur des Caraïbes, elle est proche tant du reste des îles des Antilles que de l'Amérique Centrale et du Sud ainsi que de la Floride. Et de nouveau, celà aura des conséquences sur le pays.
Le Calypso

Le Calypso est né sur l'île de la Trinité (Trinité et Tobago), pays indépendant faisant partie du Commonwealth.

Musique de carnaval en deux temps, elle était chantée en patois. De nos jours, les chants sont en anglais.
Comme toutes les îles des Caraïbes, Trinidad & Tobago a régulièrement changé d'identité (espagnole, française, anglaise et même polonaise) et a donc une culture très mixte.
Lors du carnaval, occasion rêvée de jouer de la musique, chacune de ces ethnies participait en jouant ce qu'elle savait jouer...mais toujours sur le même modèle, à savoir un soliste alternant avec des coeurs, accompagnés de tambours et autres percussions.
Au tournant 20 siècle, ce mélange finit par donner naissance à un nouveau genre musical, le Calypso...
Les thèmes principaux en sont des chroniques sociales, les relations hommes-femmes ou encore les problèmes politiques et leur traitement par le pouvoir en place. Mais tous ces sujets sont généralement abordés sur un ton humoristique.

Le plus fameux représentant du Calypso est bien sûr Harry Belafonte, même s'il n'a pas chanté que çà.


Le plus authentique est Mighty Sparrow.

Les Steeldrums


En constante recherche de nouveaux sons, les musiciens de Calypso ont un jour l'idée de jouer sur des fûts métalliques, chacun ayant sa propre sonorité suivant sa taille ou sa composition. Ces fûts seront de plus en plus travaillés et deviendront finalement un instrument à part entière.
Au départ intégrés dans les orchestres de Calypso, les Steelbands sont aujourd'hui un genre musical indépendant.
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