17.09.2006

Fidji

J'ai enfin eu des nouvelles de Fidji, mon chat. D'après les photos que j'ai reçu, elle n'a pas l'air malheureuse et semble avoir adopté sa nouvelle famille d'accueil. Encore mille merci à eux...

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27.08.2006

Cadeau de bienvenue...

Un cadeau de bienvenue assez original m'attend pour mon arrivée demain.... une tempête tropicale répondant au doux nom d'Ernesto est pour l'instant en train de passer juste au-dessus de la Jamaïque et ne devrait la quitter qu'en fin de journée lundi, peu avant mon arrivée... si arrivée il y a....
Ce n'est pour l'instant pas une tornade ou ouragan (celà devrait se passer dans la journée de mardi entre Cuba et la Floride) mais l'alerte est donnée et tout le monde attend de voir quels seront les dégâts...
Tout de suite dans le bain, n'est-ce pas?

Si vous voulez suivre la progression d'Ernesto, c'est par ici ou ici...

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26.08.2006

L'heure est venue...

Bon ben voilà, les dés sont jetés...
Dans moins de 48 heures, je débarque en Jamaïque... en route pour de nouveaux projets, de nouvelles connaissances, un nouvel apprentissage, une nouvelle vie...
La tension est à son maximum, un mélange d'euphorie et de peur panique...

A nouveau, merci à tous ceux qui ont compris ma démarche, à ceux qui m'ont soutenus, qui m'ont aidé d'une manière ou d'une autre à me mettre sur le chemin de mon rêve...

A très bientôt ici, là-bas ou ailleurs...

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24.08.2006

Oli au lit...

Une petite pensée pour Olivier qui n'en peut plus d'être immobilisé.
Tu arrives au bout, courage et bon rétablissement !

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06.08.2006

Dîner d'adieu... épisode 2

Ce fut en comité plus restreint que nous avons fêté à la fois l'anniversaire de maman et mon départ. Celà s'est passé au restaurant Ca va se savoir à Bruxelles, endroit très agréable à la décoration étonnante et à la nourriture excellente.
Ambiance décontractée et bonne humeur furent à l'honneur.
Merci à vous maman, Caro, bonne-maman, Linda, Benoît, Laura, Jean et Jessica (même si absente) et, comme vous avez dit, rendez-vous sous le soleil des Caraïbes dans 2 ans...

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L'album photo

29.07.2006

Voler...


podcast

Si tout se passe comme je le veux, c'est-à-dire que je trouve un boulot, me plaise et puisse m'installer là-bas, j'aimerais beaucoup pouvoir retourner à mon premier amour, à savoir voler...
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Le prix des cours de pilotage sur place étant sensiblement moins cher qu'ici, il se pourrait donc que je puisse à nouveau m'envoyer en l'air! A nouveau? Oui, étant adolescent, j'ai eu l'immense bonheur de réussir les épreuves de sélection des Belgian Air Cadets. Kezaco? Je cite:

medium_logo.gif"L'a.s.b.l. "Les Cadets de l'Air de Belgique" est une association civile, supportée par la Composante Aérienne de la Défense Belge (CAe).
Son but est de motiver des jeunes, dans une atmosphère de travail d'équipe et de responsabilité, pour l'aviation en général ainsi que pour une carrière de pilote dans la CAe.
Cette association regroupe 300 cadets et aspirants actifs et 200 cadres.

Chaque année, 75 jeunes sélectionnés âgés de 15 ou 16 ans, ont la chance de s'affilier à l'a.s.b.l. et de suivre une formation de vol à voile jusqu'à l'âge de 19 ans accompli.

Leur formation est assurée aussi bien par des militaires d'active ou de réserve que par des civils. Ceux-ci proviennent généralement du milieu de l'aviation et retrouvent ici un forum idéal
pour transmettre leurs savoirs et expériences à la jeune génération."


Les tests de sélection se répartissaient entre les épreuves physiques et les examens médicaux. Semblables à ceux passés par les candidats à l'Ecole Royale Militaire, ils étaient bien sûr adaptés à des gamins de 15 ans. Mesure du souffle, de l'endurance, échographie ou passage par une cabine de dépressurisation, tels étaient quelques uns des tests médicaux. Côté physique, course d'endurance, épreuves de force, pompes ou abdos étaient au programme.

Après quelques semaines d'angoisse, un courrier frappé d'un superbe logo me délivra: j'étais accepté.

medium_pl87_1024x768.jpgL'heure étaient venue pour moi et quelques-uns de mes semblables de passer à la première phase de notre apprentissage qui, vous l'aurez compris, aura été fort martiale. Nous nous sommes retrouvé dans un environnement militaire, logés dans des installations militaires, à apprendre à marcher au pas encadrés par des militaires et à suivre les cours théoriques donnés par des militaires... Bien sûr, qui dit militaire, dit blagues douteuses et réveils intempestifs pendant la nuit ainsi que conquête et occupation d'un quartier général, habituellement connu sous le nom de bar (je sais, je vais m'attirer l'opprobe de certains).

Les cours étaient un peu moins... disons ludiques. Nous avions à apprendre la réglementation aérienne (le code de la route du ciel), la météo (un cauchemard pour un esprit tel que le mien), l'aérodynamique (lourd à digérer) ou encore la technique (ou comment démonter et remonter un planeur les yeux fermés et les quatres membres dans le plâtre)...
En règle générale, une période de cours est suivie par des examens. Bien entendu, nous n'allions pas déroger à la règle. A nouveau mon labeur acharné (hum) fut payant. J'obtins mon brevet théorique...

medium_oost.JPGLe grand jour arriva en même temps que l'été. Je partis rejoindre mes petits camarades sur une base de réserve de la Force Aérienne située à Oostmaele, près d'Anvers. Pendant 3 semaines (si mes souvenirs sont bons), nous allions vivre comme une escadrille militaire. Logés dans des baraquements militaires (avec l'indispensable bar), nous avions, tous les matin, un briefing pendant lequel un colonel à la retraite nous donnait les instructions du jour, la situation météo et son évolution ou nous parlait de l'un ou l'autre incident survenu la veille.
Nous étions ensuite transportés par camion militaire jusqu'au hangar où reposaient nos magnifiques oiseaux blancs et oranges. Un rapide coup de peau de chamoix sur la bête et chaque équipe (de six cadets) se mettait à pousser son planeur jusqu'en bout de piste. Le va-et-vient des Piper Cub, le chassé-croisé des K6, K13 et autres TWIN commençait pour ne finir qu'à la tombée du jour (avec une pause à midi). Chacun à son tour montait à la place avant du planeur de l'équipe, l'instructeur s'installant à l'arrière. Tractés par un Piper Cub jusqu'à une altitude de 500 mètres, nous avions une quinzaine de minutes avant de toucher le sol pour nous familiariser avec les commandes de l'engin. Une fois à terre, nous laissions la place à l'un de nos équipiers et, une fois le planeur envolé, nous couchions sur le bord de la piste à prendre le soleil. Et la journée se passait comme celà jusqu'au crépuscule où nous devions nettoyer nos blancs destriers avant de les laisser passer la nuit dans le hangar surveillé par les trois Pipers... Quant à nous, nous allions prendre une douche avant le souper et achevions notre journée dans l'incoutournable bar...
medium_cb_1024x768.jpgAprès deux semaines, les plus talentueux d'entre nous furent lachés en solo. Quelle impression magnifique! Quel sentiment de liberté, de puissance et d'humilité ai-je ressenti lors de cet innoubliable vol! Perdu dans le silence du ciel, volant avec les buses, découvrant de nouveaux paysages, une nouvelle dimension... Seuls ceux qui ont vécu pareille chose peuvent comprendre ce qu'on éprouve dans une telle situation...Waw!
Le reste du camp se déroulait de la même manière, si ce n'est que nous pensions tous à accumuler un maximum de décollages pour pouvoir remplir notre carnet de vol...

medium_RAF_BP.jpgPeu après la fin du camp, une cérémonie fut organisée par l'armée pour nous remettre officiellement nos ailes en présence du commandant de la Force Aérienne. Impressionnant!

Et, pendant quatre ans, à chaque weekend de beau temps, nous pouvions aller voler avant de tous se retrouver lors du camp d'été où nous comparions nos heures de vol, pressés de juger les progrès respectifs de chacun lors de brefs simulations de combat aérien (ben oui, un planeur, çà perd vite de l'altitude lorsqu'on fait de l'accro avec...), impatients d'obtenir de nouveaux brevets,...

Ces moments resteront gravés à jamais dans ma mémoire. J'ai pu les vivre grâce à ma mère et à mon grand-père. Merci à eux.
Aujourd'hui, en réalisant l'un de mes rêves, je vais peut-être pouvoir concrétiser à nouveau le deuxième...

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25.07.2006

Partir et poésie...

Vous l'avez peut-être lu dans les commentaires, mais ce matin j'ai reçu un petit mot d'un ami, ancien expatrié lui-même, dans lequel il citait un texte de Roland Dorgelès intitulé "Partir". J'ai trouvé ce texte tellement beau et de circonstance que je ne résiste à l'envie de le publier ici.

medium_9418.jpg« Où allez vous ? »
Où ? Est-ce que cela compte... Le but n'importe pas. Le voyage, pour moi, ce n'est pas arriver : c'est partir. C'est la saveur de la journée qui s'ouvre, c'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est la curiosité de confronter ses rêves avec le Monde, c'est demain, éternellement demain. Je pars...

Est-ce que celà ne résume pas tout?

Merci Ben. Je te souhaites d'avoir la force de passer au travers des intempéries et de pouvoir retourner à tes rêves....

Les gens de bon goût se rassemblent...

Au gré de mes pérégrinations sur internet, je me rends de plus en plus compte que les expatriés ont une tendance certaine à se créer des contacts avec d'autres exilés. Il n'est bien sûr pas toujours possible de faire connaissance "physiquement" mais, par le biais du net, de véritables communautés se créent. Là, s'échangent des conseils, des anecdotes, des états d'âme,...
Et j'ai l'impression que, à l'image des marins, ces voyageurs sont solidaires, prêts à s'entraider dans la mesure de leurs possibilités. Finalement, ne sommes-nous pas des navigateurs partis à l'aventure sur les vagues de l'inconnu et de la découverte des autres?

medium_headline.gifBref, tout celà pour dire que je me suis enregistré sur le site expat-blogs, un site qui reprend des blogs d'expatriés à travers le monde. Là, j'ai découvert que, malgré tout, quelques-uns ont quand même choisi la Jamaïque comme point de départ de leur nouvelle vie, en particulier le site d'un Italien qui vit là-bas depuis quelques temps. Compréhension de l'anglais indispensable mais, une fois ce cet obstacle surmonté, génial pour découvrir la vie de tous les jours sur place, s'amuser d'anecdotes locales ou déguster de superbes images...

24.07.2006

4 semaines...


podcast

Ben voilà,
je viens de passer le cap du dernier mois! Il me reste 28 jours avant le début de l'aventure. Lundi dans 4 semaines, je serai dans l'avion, probablement en train de cogiter, de me demander pour la enième fois si j'ai fais le bon choix, m'interroger sur ce que je trouverai là-bas, comment çà va se passer,... medium_1465-.jpg
Petit à petit, je réalise ce que je suis en train d'accomplir. Petit à petit, je prends conscience que je suis en train de tout recommencer à zero. Je débarquerai là-bas avec, pour ainsi dire, rien... Derrière moi, je ne laisserai pas grand chose de matériel...
Je sais que là-bas je vais vivre des choses fabuleuses, que je serai là, les yeux grands ouverts, comme un gosse émerveillé, avide de nouvelles images, de nouvelles sensations. Je sais également que je ne vais pas rigoler tous les jours, qu'il y aura des désillusions, que je passerai par des moments de découragement, que ma famille, mes amis, mon pays vont me manquer...
medium_JM-014.jpgDes salves de questions fusent, pour l'instant sans réponse... Vais-je supporter le climat, parviendrai-je à m'habituer à la manière de travailler et de penser de là-bas, ai-je un niveau d'anglais suffisant pour me faire comprendre et surtout pour comprendre ce que l'on me dit, parviendrai-je à avoir ce damné permis de travail, qui vais-je recontrer, où serai-je dans 6 mois,...
Je suis en tout cas résolu à ne pas rentrer tout de suite. Je n'agis pas sur un coup de tête. Je veux voir ailleurs comment celà se passe, essayer de me construire un avenir ailleurs qu'ici. Celà fait longtemps que je sais qu'un jour ou l'autre j'aurais tenté une chose pareille, celà fait dix ans que je pense que cette chose pourrait-être la Jamaïque.
Certains me comprennent et me soutiennent. Pour d'autres le but de cette démarche leur est incompréhensible, ils se disent que je cours après des chimères, ils ne parviennent pas à comprendre que l'on puisse quitter son confort quotidien, sont convaincus que je ne retrouverai jamais une qualité de vie pareille à celle d'ici, que je m'expose à des "dangers" inutiles,... Peut-être ont-ils raison, peut-être suis-je en train de me tromper. Peu importe. Je ne cherche à convaincre personne, je respecte leur choix comme eux respectent le mien, même s'il leur est incompréhensible...
Des coïncidences, des rencontres inattendues, certaines réflexions, ma relative sénérité mais surtout une petite voix au fond de moi me poussent à dire que je fais le bon choix....

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23.07.2006

Les rêves sont parfois partagés...

Bonne nouvelle!
Je vais pouvoir continuer à pratiquer la langue de Voltaire sur place. En effet, par le biais du net (quelle merveilleuse invention), j'ai fais connaissance d'une future exilée qui débarquera prochainement à Kingston.
Celà rassure et fait plaisir de voir que d'autres personnes partagent les mêmes passions et/ou conception de la vie...
Donc, bon courage à toi dans tes préparatifs et, comme tu dis, rendez-vous à 17 heures à la fontaine ;-) ...
Ah oui, si quelqu'un, de préférence vivant en France, était intéressée de s'occuper de deux magnifiques chats pour une durée indéterminée mais pas illimitée, contactez-moi, je transmettrai... (annonce non-rénumérée).

Ma Nouvelle Vie à Kingston

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