04.03.2008

Chiffres

Comme l'année passée, un chiffre éloquent...
En 2007, 1500 personnes sont mortes par les armes... Une personne habitant dans l'île sur mille...
Pour 2008, en deux mois, déjà 180 victimes...
Désolant...

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16.02.2008

C'est pas une blague!

Devinez-quoi!
Internet a fait son retour à la maison!!! Si, si, c'est pas une blague!
Alors, pour la petite histoire, nous avons fait la demande la dernière semaine de novembre. Ils nous ont appelé deux ou trois fois pour nous dire qu'ils ne trouvaient pas la maison, qu'ils ne savaient pas lire l'adresse,... Bref, il y a une vingtaine de jours, un technicien est venu installer le téléphone. Celui-ci n'est devenu fonctionnel qu'une dizaine de jours plus tard... Il a fallu ensuite patienter pour l'internet. La semaine passée, émotion! On nous appelle pour nous dire que quelqu'un viendra déposer le modem mardi matin avant midi... vous l'aurez deviné, personne ne s'est présenté... Ce mercredi nous sommes enfin en possession de la boîte magique. Le cœur battant, j'ouvre le carton et... pas de cd d'installation! J'appelle cette foutue compagnie (comme quoi, Belgacom a de la concurrence) et la très charmante demoiselle me dit que, je cite "vous n'avez pas besoin du cd. Il y a une manière plus facile de faire. Vous vous rendez sur notre site internet et... ". Je n'ai pas entendu la fin de cette phrase, trop occupé à lui répondre "super! Et vous me dites comment je fais pour aller sur votre site sans le modem?". Ne désirant pas attendre de nouveau un nombre indéfini de jour avant de me procurer ce cd, j'ai demandé à l'un de mes amis récemment connecté à internet de me prêter le sien... et me voilà!
Donc, reprise du blogue avec, comme promis depuis quelques mois (hem!) le compte-rendu de mon premier ouragan.
A tous celles et ceux qui m'envoient des mails, pardonnez-moi de ne pas vous répondre. Vous le constatez, ce n'est pas évident d'avoir (et de garder) internet. De plus, emploi du temps extrêmement rempli, peu de temps disponible pour vous répondre. Mais je vais vous faire une réponse collective par le biais de ce site et répondre à vos questions.
Allez-rendre visite à ma cousine Pascale, récente expatriée au Portugal.
Enfin, un peu tard, acceptez tous nos voeux pour cette (déjà plus) nouvelle année...

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19:37 Publié dans Ici | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

31.10.2007

Pfff...

Oui, je vis encore...
Cette fois, c'est mon modem qui a grille suite a la foudre... bof, de toute facon, pour ce que ca change, le telephone est coupe depuis pres de deux semaines.
Au sinon, tout va bien.
De retour des que possible...

12:32 Publié dans Ici | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

27.09.2007

Nuit, nuit, nuit,... JOUR!

Enfin, çà y est! Le courant est revenu officiellement et, miracle, internet par la même occasion. Donc, très bientôt, vous aurez droit à mon compte rendu de ma première expérience "ouragante". Oui, désolé de ne pas être plus rapide, mais je n'ai plus beaucoup de temps libre depuis que j'ai enfin retrouvé une vie professionnelle.
Bref, un tout petit peu de patience...

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19:17 Publié dans Ici | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

11.09.2007

Nouvelles

Hello, hello!
Beaucoup de nouvelles a vous raconter mais pas vraiment moyen pour l'instant.

- Tout d'abord, nous n'avons pas eu de problemes avec Dean. Nous allons tous bien, la maison est intacte et le toit n'a pas une fuite (nos heures de travail ont paye). 5daed47ad1c1f96086de7a1a9666deda.jpgSeul probleme, le terrain derriere la maison est devenu instable a cause de la pluie et deux petits glissements de terrain ont deja eu lieu. Donc nous essayons de rassembler quelques sous afin de construire un mur entre la maison et la pente... en esperant que cela soit suffisant.
Par contre, trois semaines apres le passage de Dean, nous n'avons toujours pas d'electricite et nous avons appris qu'il ne fallait rien esperer avant au mieux deux semaines, la compagnie d'electricite etant a court de transformateurs... 2b68579f36c3b10c416d4195bd2834ad.jpgNe pouvant plus vivre comme cela, nous avons decide de nous connecter illegalement a la ligne haute tension qui aboutit a Settlement, le village qui nous surplombe. Nous avons donc installe un cable a travers la vallee... je sais ce que certains d'entre-vous vont penser mais imaginez-vous vivre 5 semaines sans electricite, devant vous eclairer avec des lampes a petrole, faire votre lessive a la main, manger des aliments en conserves (ben oui, sans jus, pas de frigo. Et pas de frigo dans un pays tropical, pas moyen de conserver des aliments frais)...
Et bien sur, pas d'internet. Je vous ecris donc cet article a partir d'un cafe internet (et veuillez m'excuser pour la mauvaise ponctuation, j'utilise un clavier americain).

- Cote bonnes nouvelles, j'ai trouve un boulot (legal)! Enfin! Je suis donc maintenant prof de francais a Kingston. Qui l'aurait cru? Pas moi en tout cas.

- Autre bonne nouvelle, la Jamaique a vote la semaine passee et a choisi de mettre terme aux 18 ans de pouvoir corrompu detenus par le PNP. b8eb8e07ebe449696ad13feefc210f78.jpgNouveau parti au pouvoir, nouveau premier ministre et surtout une enorme vague d'espoir qui parcours la Jamaique. Bruce Golding, nouveau premier ministre, qui prete serment aujourd'hui, commence fort son mandat. Il vient d'annoncer, comme il l'avait promis, la gratuite de l'enseignement primaire et secondaire! En meme temps, on apprend que certaines personnes plus ou moins proches de l'ancien gouvernement vendent tout ce qu'elles peuvent et fuient le pays!
Je souhaite bonne chance a Bruce Golding et prie pour qu'il travaille, comme il semble le faire, pour le bien du pays et non de ses poches... A suivre.

- Enfin, je suis heureux et honore d'apprendre que mon blog a ete nomine "blog du mois de septembre" sur le site Expat-Blog. Merci a eux et merci a vous pour votre interet et support.

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Voila, des que possible, un compte-rendu (avec video) de mon premier ouragan ainsi que de mes premieres elections en Jamaique. En attendant, portez-vous bien.

11:05 Publié dans Ici | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

19.08.2007

Dean

Certains d entre-vous le savent deja, certains l ont meme deja rencontre, mais nous attendons (avec impatience?) l hurricane Dean, le premier de la saison et egalement mon premier tout court. A l heure ou je vous ecris, il est prevu d arriver dans environ trois heures. Il s agit d un ouragan de categorie 4 (le maximum etant 5) qui va passer tout tout pres de la Jamaique.
Pour l instant tout va bien...
Des que possible, je vous tiens au courant de la situation.

Suivre l ouragan ici


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26.07.2007

JLP ou PNP ???

a77898ca3892cf2e97a2ba901aa3ec4e.jpgDébutée officieusement depuis quelques semaines, la campagne électorale a reçu dimanche passé son coup d'envoi officiel à la suite d'un long discours ennuyeux et démagogique lu (oui, elle ne connaissait pas son texte) par le (la) premier ministre en fonction, Portia Simpson-Miller, également présidente du PNP (People's National Party), au pouvoir depuis 18 ans (1989).
Depuis l'indépendance de la Jamaïque, les élections ont toujours été une période de troubles, allant parfois jusqu'au bord de la guerre civile (élections de 1980). Cette année, mis à part l'un ou l'autre incident isolé, il n'y a pas (encore) de vrai problème... mais il y a encore du temps avant le vote (le 27 août). Donc, patience et prudence.
d104233abc0b344bb929d090a4c555d2.jpgCe que je peux voir avec mes yeux d'européen "fraîchement" débarqué, en particulier ici dans les montagnes où le JLP (Jamaica Labour Party) est majoritaire, c'est que les gens en ont vraiment assez de leurs difficiles conditions de vie. Ce n'est pas tant la corruption presqu'officielle qui les dérange mais les difficultés qu'ils ont à trouver un emploi, le plus souvent sous-payé et le sentiment d'être "oubliés" par le gouvernement qui ne semble pas se soucier de l'état plus que déplorable des réseaux routier, de distribution d'eau et d'électricité. Ils s'inquiètent également de la vague de violence (meutre, vols, aggressions,...) qui arrive dans ce coin, jusqu'ici épargné. De plus, ils ont du mal à comprendre et digérer les milliards de dollars (jamaïcains) dépensés pour construire un nouveau stade de cricket et accueillir la coupe du monde de ce sport britannique alors que les écoles manquent de tout et que les hôpitaux publics sont sous-équipés.
bcf803678c5fbba35817ed307f5a5bc0.jpgPar contre, ce qui m'est difficile de comprendre, c'est que, même si beaucoup de jamaïcains votent pour un parti par tradition ou habitude, une grosse partie de la population est prête à voter à nouveau PNP. Je ne suis ni pro-PNP ni pro-JLP mais, pour moi, lorsqu'un parti est au pouvoir pendant 18 ans et que, durant cette période, rien de sérieusement positif n'a été fait pour le pays, sans parler des affaires de corruption, de pression ou de meurtres, je me pose des questions et envisage très sérieusement de voter pour le parti de l'opposition, ne fut-ce que pour lui laisser une chance de faire mieux. 7cec54db7253c9319ef0304cb3dc21b6.pngCertains m'ont rétorqué qu'à l'époque où il était au pouvoir, ce parti s'est également compromis dans des affaires de corruption ou autre. Peut-être, mais c'était il y a près de deux décennies et les candidats d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes qu'à l'époque.
Bref.
Une chose est claire, c'est que ce pays a besoin d'un grand nettoyage et de changements significatifs. Je ne fais pas confiance à l'équipe gouvernementale en place et espère franchement voir la victoire du JLP et de Bruce Golding (même s'il a une tête qui ne me revient pas et est un peu trop populiste à mon goût)...

Voici, pour les anglophones, deux spots vidéo réalisés par le JLP. Le fil conducteur des vidéos est une phrase prise d'un des discours de Portia Simpson-Miller (PNP), "We no change no course" (nous ne changeons pas les choses). Cette phrase est utilisée hors contexte pour montrer qu'en 18 ans, le PNP n'a rien fait pour changer les choses en Jamaïque. Cette phrase alterne avec des extraits de paroles de quelques-uns des ministres actuels impliqués dans l'un ou l'autre scandale (Trafigura: "30 millions de dollars, c'est vraiment de l'argent de poche") ou parlant de la situation sociale ou économique de la Jamaïque (Le ministre de l'enseignement: "Nous avons des enfants qui, après 5 ou 6 ans, sortent de l'école ne sachant ni lire ni écrire correctement").



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04.07.2007

On risque bien de rigoler...

Depuis le 1er Juin, et-ce jusqu'au 1er Novembre, tous les pays compris entre le nord de l'Amérique du Sud et le sud de l'Amérique du Nord (vous me suivez?) sont sur le qui-vive. Il s'agit de la saison des ouragans qui, cette année, d'après les spécialistes, promet d'être particulièrement agitée.
d336548f6add8a2470413347f9651092.jpgDans une année normale, 18 ouragans sont "programmés" de la manière suivante: 10 tempêtes tropicales, 6 ouragans et 2 ouragans majeurs (rappelez-vous Katrina). Par contre, cette année, pas moins de 31 de ces tourbillons meurtriers sont attendus (17 tempêtes tropicales, 9 ouragans et 5 ouragans majeurs). De quoi s'inquiéter? Oui et non. Il ne s'agit que de prévisions. La Nature reste maîtresse du jeu. Les prévisions pour l'année passée étaient exactement les mêmes (17-9-5) mais la saison s'est achevée bien plus calmement qu'annoncé (10-5-2).
b153a8bdc0fb4b41188f774615832874.jpgMais quand on sait les dommages que ces tempêtes peuvent provoquer (Katrina en 2005, Ivan en 2004 et Gilbert qui, en 1988, a décidé de dévaster la Jamaïque d'une manière telle qu'il est encore possible de voir la trace de son passage aujourd'hui), on reste prudent et l'on se prépare au pire.

09d5a8edb857f6b003ae095d0dd8de54.jpgDe quelle manière faut-il donc se préparer?
- acheter et stocker une bonne quantité d'aliments en conserve (corned-beef, sardines, lait,...) ou qui ne s'abiment pas facilement (fèves, sucre, pois,...).
- faire une provision d'eau douce. Bon nombre d'habitations sont équipées d'immenses réservoirs d'eau, généralement placés sur le toit. Ces réservoirs sont là pour aider en cas d'ouragan mais surtout pour compenser les innombrables coupures d'eau de la National Water Commission qui doit composer avec un réseau de distribution d'eau plus que vétuste. Mais, petite information bonne à savoir, ses employés sont payés au nombre d'interventions effectuées. Et, presque systématiquement, la canalisation sur laquelle ces employés travaillent perce à nouveau et au même endroit endéans les deux semaines... vous en déduirez ce que vous voudrez...
9f549213a49cf8e3b72377eb11d28982.jpg- Stocker bougies, lampes à pétrole, torches électriques, batteries, piles, briquets et allumettes. Les plus aisés ont les moyens de s'offrir un générateur électrique.
- Vérifier que le toit, le plus souvent en tôle ondulée, est bien fixé, qu'aucun écrou ne soit desserré, qu'il n'y ait pas d'espace où le vent puisse s'engouffrer.
- Veiller à ce que les voies naturelles d'évacuation d'eau soient dégagées de tout obstacle pouvant gêner l'écoulement d'eau (détritus, pierres,...).
- Avoir une trousse de secours.
7a53c3b3bc9357b88f4c3435f448f2b9.jpg- Pour les habitants des zones rurales (comme nous), s'assurer qu'il n'y ait pas de rocher, d'arbre ou de portion de terrain qui puisse s'effondrer suite aux pluies abondantes. Couper les branches des arbres qui, si arrachées par le vent, peuvent tomber sur la maison.
- Prévoir un endroit où se réfugier si l'une des habitations ne peut résister à la force des intempéries. Généralement, nous nous arrangeons avec des voisins: "je viens chez toi si j'ai un problème, tu viens chez moi si tu as un problème"

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Quand un ouragan est annoncé et confirmé, quelques précautions supplémentaires sont prises.
- Charger tous les téléphones portables de la maison et n'en laisser qu'un seul allumé. Quand ses batteries sont vidées, allumer le suivant.
3b56754979c44aee1e08a158ff2d96f3.jpg- Pour ceux qui ont véhicule, le parquer dans un endroit d'où il est aisé de partir. Par exemple, nous vivons au bout d'une route en terre qui devient impraticable en cas de forte pluie. Lors d'un ouragan, nous aurons à parquer notre véhicule au village situé à quelques minutes de marche de la maison.
- Essayer de ranger un maximum de vêtements dans des sacs plastiques afin d'avoir des vêtements secs à porter, particulièrement pour les enfants.
- Dans certains cas, élever les meubles pour éviter qu'ils ne trempent dans l'eau en cas d'inondation.

a40c4a0f938a4638e7ef31a937b08cf3.jpgVoici donc quelques-unes des mesures (il y en d'autres) que nous devons prendre pendant ces cinq mois.
A titre personnel, nous avons fortifié notre toit et, surtout, dévié la rivière qui coulait dans le jardin et qui, à chaque grosse pluie, sortait de son lit et venait frapper le mur soutenant la maison.

Pour tout savoir sur les ouragans.
Pour suivre en direct les ouragans.

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25.06.2007

Je m'incline...

Bon, çà va, vous avez gagné... Je continue le blog.
Un peu de patience et vous pourrez découvrir les dispositions que l'on nous conseille de prendre suite à l'ouverture officielle de la saison des ouragans le 1er juin. Et, d'après les spécialistes, cela risque d'être particulièrement mouvementé cette année!

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19.06.2007

Encore vivant!

Si,si, je vis encore!
Quoi de neuf?
Et bien, comme certain de vous le savent, je suis maintenant un homme marié... Et oui! Je vous présente donc ma femme, Susan.

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Outre le bonheur d'être avec elle, cette union, concrètement, signifie que, pour une durée de trois ans renouvelable, je suis maintenant autorisé à entrer et sortir du pays à ma guise. Pour ceux qui connaissent l'aéroport Norman Manley de Kingston, cela veut dire que, à la douane, je dois aller dans la file de gauche, celle très peu fréquentée, celle réservée aux jamaïcains et résidents... J'échappe donc à l'interminable attente des usagers de la file de droite, celle des touristes... je sais, c'est mesquin, mais c'est si bon parfois...
Conséquence plus utile, je n'ai plus besoin de permis de travail et ai d'ailleurs reçu mon exemption. Je peux donc travailler au même titre que n'importe quel jamaïcain. Je passe d'ailleurs pas mal d'interview pour l'instant et quelque chose devrais se réaliser très prochainement.
Donc, voici ce qu'il en est du petit belge en Jamaïque...
Par contre, je me posais des questions sur le fait de continuer ce blog. Je vous demande donc de me dire ce que vous désirez, si vous voulez que je continue à rédiger mes articles. Selon les commentaires que je recevrai, je prendrai ma décision...
A très bientôt!

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16.04.2007

2256 mètres, 11 kilomètres, 3heures...

medium_Photo_012.5.jpgDimanche passé, nous avons décidé de faire une petite promenade matinale, histoire de nous mettre en forme pour le reste de la journée... Petite promenade, petite promenade, façon de parler: un peu plus de 11 kilomètres, un dénivelé de plus de 1000 mètres, des pentes abruptes, un sentier encombré de caillasse, entre 3h00 et 6 heures de marche (selon les capacités de chacun), un soleil de plomb, un fort taux d'humidité... mais des panoramas éblouissants de majesté, une nature surprenante et de toute beauté, une atmosphère pleine de mystères, un silence assourdissant et surtout la satisfaction d'avoir vaincu le géant de l'île, le sommet de la Jamaïque, le Blue Mountain Peak, culminant à 2256 mètres. medium_Photo_030.2.jpgD'ici, par beau temps, toute l'île est visible et, parfois, même Cuba, distante de 150 km, pointe le bout de son nez. Il est conseillé de débuter l'ascension vers 3 heures du matin afin de pouvoir, à partir du sommet, assister au lever de soleil.
N'ayant pas pu nous coucher à une heure raisonnable pour un lever à 1h du matin (le peak est à deux heures de route de la maison), nous avons décidé de tenter l'aventure un peu plus tard.
medium_Photo_099.2.jpgRéveillés à 5 heures, Meg, Susan et moi nous mettons en route à 6 heures. Après près de deux heures de route, nous sommes à Hagley Gap, dernier lieu civilisé avant le géant mythique. Cet petit village de fermiers et de cultivateurs de café est aussi un lieu qui abrite la plus grande concentration de Land Rover que j'aie jamais vu. Même les comptoirs de certains magasins sont faits avec le toit de ces véhicules alors que les portières font d'excellentes fenêtres.
A 8h04, après avoir laissé la voiture aux bons soins d'un éleveur blanc vivant dans la maison construite en 1776 par ses ancêtres débarqués de Grande-Bretagne, nous faisons nos premiers pas vers le sommet.
medium_Photo_029.jpgRapidement nous arrivons à la Jacob's Ladder (l'échelle de Jacob). A cet endroit, la route, encore assez bonne pour ne pas porter le nom de sentier, présente une succession de portions toutes plus raides que les autres. De plus, la végétation relativement pauvre à cet endroit ne nous permet pas de nous abriter du soleil, déjà très efficace malgré l'heure matinale. Assurément la partie la plus dure de l'ascension, nous prenant à froid, mais nous laissant sous les brûlants rayons solaires et cela sur près de deux kilomètres.
medium_Photo_104.2.jpgAprès une grosse demi-heure, l'échelle de Jacob n'étant plus qu'un mauvais souvenir, la route devient plus étroite et permet à peine à deux personnes de se croiser. La végétation est plus fournie et le soleil est maintenant caché derrière ce paravent végétal. Il est 9h24 et nous venons d'atteindre Portland Gap, première et principale halte de l'ascension. Au milieu de gazon, flanqué d'un âne veillant à maintenir la pelouse présentable, un employé du JCDT (Jamaica Conservation and Development Trust) est chargé de collecter les 100$ (1,15€) que coûte la randonnée. medium_Photo_132.2.jpgNous nous reposons quelques minutes avant de repartir à l'assaut des 7 kilomètres restants. Et là, la magie commence. Nous entrons dans une authentique "forêt tropicale humide" (rain forest). Le sentier, accroché à une pente presque verticale, serpente parmi les fougères géantes, coupe l'un ou l'autre ruisseau et passe sous le lichen accroché aux branches enchevêtrées. medium_Photo_135.jpgUne atmosphère étrange règne ici. L'air est presque pesant du fait de l'humidité, mais il fait frai. Les mélodies des oiseaux, bien qu'étouffés, résonnent sous la canopée. De temps en temps, sans prévenir, le chemin perce la végétation et nous nous retrouvons sur le flanc de la montagne, le vide sous nos pieds. medium_Photo_159.jpgL'occasion de savourer des paysages à chaque fois différents, de faire chauffer l'appareil photo et de souffler quelques instants tout en nous désaltérant. Mais nous n'avons toujours pas vu le pic. En fait, il n'est visible que si nous venons de l'autre côté de l'île, du nord. Par le sud, la route suit les vallées et la montagne reste cachée derrière ses petites soeurs.
medium_Photo_052.3.jpgNous repartons. Cette fois-ci nous marchons dans le lit d'un ancien ruisseau. La terre est rouge. L'air est plus frais. Et puis la végétation devient moins luxuriante, le sentier plus rocailleux. Le soleil disparaît parmi les nuages qui nous enveloppent également. Comme un avion qui vient de décoller de Bruxelles National, nous sommes forcés de traverser ces blancs morceaux de ciel avant de retrouver l'astre solaire. Nous sommes maintenant plus haut que les nuages. Spectacle étonnant. Mais mauvais signe: nous ne verrons sans doute pas grand chose une fois sur le sommet. Peu importe. Nous continuons. La fatigue se fait ressentir. Mais nous sommes proches du but. Cela se sent, cela se voit. Un vent léger nous accompagne maintenant et la végétation ne dépasse plus 2,5 mètres de hauteur.
medium_Photo_054.jpgEt puis nous voyons un panneau. Il est abîmé et presqu'effacé mais nous parvenons à lire "Blue Mountain Peak, 500 m". Remplis à nouveau d'énergie nous accélérons l'allure. Quelques montées légères, le sentier qui tourne deux ou trois fois et puis çà y est! Il est 11h10 et nous sommes au sommet de la Jamaïque. Nous avons mis 3h06 pour grimper le peak. Pas mal pour une première fois!
medium_Photo_062.jpgMais l'ascension n'est pas finie! En effet, une espèce de pyramide métallique trône au bord du vide. Comment? Il y a moyen d'aller plus haut? Je me dois, bien entendu, de faire ce dernier effort. Et me voilà finalement au sommet du sommet, l'homme le plus haut de Jamaïque. medium_Photo_070.jpgD'ici je peux voir toute la... mer de nuage, comme nous le craignions. L'un ou l'autre sommet troue cet océan cotonneux mais le panorama tant espéré n'est malheureusement pas visible... Ce n'est pas bien grave. L'occasion de revenir une prochaine fois.
medium_Photo_093.2.jpgEn attendant, il nous faut reprendre des forces. Nous nous trouvons un coin tranquille (ce qui, au sommet de la montagne, n'est pas particulièrement difficile) et nous attaquons nos sandwiches amoureusement préparés le matin. Nous passons deux heures à savourer cet étrange sentiment d'être ici, au sommet du 7ème plus haut pic des Caraïbes, le 115ème de la planète. Nous sommes heureux de l'avoir fait, d'être arrivés ici. Nous sommes fiers... mais nous nous sentons également si humbles devant cette majestuosité, cette nature si pure et si belle...
medium_Photo_164.jpgEt il est finalement l'heure de refaire les 11 kilomètres. Cela devrait être plus facile et rapide. Oui, sans doute. Mais, obnubilés par notre but lors de l'aller, nous sommes passés devant certains trésors naturels sans les voir. Nous nous rattrapons maintenant. Mon appareil mitraille et affiche bientôt plus de 250 clichés. Bambous, souches, orchidées, branches mortes, jacinthes, rochers, mousses, fraises sauvages, lichens,... Mille compositions s'offrent à nos yeux jamais rassasiés. medium_Photo_153.jpgEt puis revoilà les nuages. Mais nous les retrouvons plus bas que lors de l'aller. Cette fois-ci, la rencontre se fait dans la forêt. Et ces nuées blanches, jouant à cache-cache avec les arbres, accentuent encore l'impression de mystère qui hante les lieux. Nous sommes prêts, au détour du chemin, à tomber nez-à-nez avec un esprit, un duppy. Nous ne serions pas plus surpris que cela... ni effrayés...
medium_Photo_149.jpgNous repassons Portland Gap et nous retrouvons Jacob et son échelle. Le croirez-vous? La descente de cette dernière portion de chemin fut pire que l'ascension. Après 5 heures d'efforts, nos muscles acceptent à contre coeur de freiner nos corps entraînés par la gravité vers le bas de la raide pente. Le bas du dos et les muscles fessiers me font comprendre qu'il est temps d'en finir. Je mors donc sur mes lèvres et continue... Oserais-je dire stoïquement?
medium_Photo_134.jpgEnfin, il est presque 15 heures et nous apercevons le bleu du véhicule de Meg. Encore quelques mètres et nous voici finalement arrivés. Levant les yeux vers la couche nuageuse, nous nous promettons de revenir et, si possible, d'enfin apprécier le légendaire panorama.

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08.04.2007

Joyeuses Pâques à toutes et tous!



Ici aussi les oeufs de chocolats existent, même si pas aussi répandus qu'en Belgique et surtout, sans le côté commercial.
Mais la vraie tradition, c'est le bun and cheese, une espèce de pain d'épice aux fruits confits que l'on sert en tranches accompagné du fromage local, un genre de fromage fondu.
Je n'aime pas...

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08:28 Publié dans Ici | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

06.04.2007

Bus Stop!

medium_Photo_080.jpgBon, cela fait un bail que je l’ai promis (n’est-ce pas Céline?). Le voici enfin !
Et oui, voici enfin un article sur les fameux moyens de transport jamaïcains. J’espère que l’attente valait le résultat.

Que dire donc de ces fameux moyens de transport ? Tout d’abord, contrairement à ce que l’on pourrait croire, il est assez facile de se déplacer dans l’île. Bien sûr, je ne parle pas de confort ou de ponctualité… Mais la gamme des solutions proposées est assez inattendue.

Alors, comment faire ?

Avant tout, sachez qu’une plaque d’immatriculation rouge différencie les véhicules destinés au transport de passagers des véhicules privés.

Véhicule privé :
L’idéal bien sûr ! Qui plus est, si l’on possède un véhicule tout terrain.
Mais tout le monde n’a pas les moyens de s’acheter un véhicule, qu’il soit neuf ou de seconde (ou troisième, ou quatrième, ou…) main.

medium_Photo_280.jpgTransport communs (officiels) :
Et oui ! Les transports en commun existent aussi en Jamaïque. Bon, d’accord, ils ne sont présents que dans certaines des plus grandes villes du pays, mais ils ont le mérite d’exister. Ils sont constitués d’une flotte assez disparate de bus, généralement offerts par l’un ou l’autre pays (entre autres par la Belgique. C’est assez amusant de monter dans un des anciens bus de la STIB et de se dire que, peut-être, j’ai déjà voyagé dans ce véhicule il y a dix ans en Belgique…). medium_Photo_836.jpgCes bus, roulant vaille que vaille sont généralement bondés et ont un sens de la ponctualité qui ferait rougir de fierté nos transports en commun européens, en particulier la SNCB (mais non, ne rigolez pas! Ce n’est pas une blague). Ce sont les seuls véhicules en Jamaïque supposés ne s’arrêter qu’à certains points donnés… mais, on est en Jamaïque… donc cette règle n’est pas toujours suivie scrupuleusement. Le prix du trajet est de 40$ (50 eurocents) si je mes souvenirs sont bons.

Transports en communs privés :
En parallèle à ces bus, d’autres circulent. Ces derniers appartiennent à des particuliers. Ce ne sont pas les tout grands bus ni les minibus. medium_Photo_191.2.jpgIls ont une taille intermédiaire et sont extrêmement bien entretenus. Bondés aussi, ils ne roulent que sur certains des grands axes de la ville. Ils s’arrêtent quand quelqu’un désire monter ou descendre du véhicule. Le chauffeur est accompagné par un collègue, accroché à la porte (même quand le bus roule). Son rôle est de traquer d’éventuels usagers en hurlant la destination du bus. Véritable cerbère, il ne laissera débarquer personne tant qu’il n’aura pas reçu les 70$ (80 eurocents) que coûte le trajet.

medium_Photo_118.jpgMinibus :
Voici sans doute le moyen de transport le plus pittoresque, celui que tout le monde a en tête lorsqu’on lui parle de bus sous les tropiques. Il s’agit de ces fameux minibus, prévus pour accueillir 15 personnes en plus du chauffeur. En réalité, ce chiffre est très souvent dépassé. Mon record personnel est de 24 passagers, mais je suis certain que je suis loin du record absolu.
medium_Photo_965.jpgCes minibus appartiennent à des particuliers. Ils partent d’un point A vers un point B. Ils ne quittent généralement le point A qu’une fois le bus plein à craquer. Entassés les uns sur les autres, nos pieds chevauchant des sacs de provisions, nous accrochant à ce que l’on peut afin d’éviter d’écraser plus nos voisins, à la merci du moindre pet, nos oreilles envahies par un brouhaha composé des cris des poulets épouvantés se rendant au marché en compagnie de leur futur ex-propriétaire, de la complainte des amortisseurs qui n’amortissent plus rien du tout, par le grognement réprobateur du moteur en phase terminale et par une multitude d’autres sons à l’origine inconnue mais néanmoins inquiétants, le voyage commence. Ceux qui ont la chance d’être assis aux fenêtres sortent leur tête et leur buste afin d’avoir plus de place… sauf quand il pleut ! Imaginez ces conditions de voyage quand il pleut !
Car, si les jamaïcains sont extrêmement propres sur eux (c’est presque maladif), il n’y a rien à faire: quand il pleut, une odeur de chien mouillé se répand dans le bus et, dans ces cas là, on a tout intérêt à se trouver près d’une fenêtre.
medium_Photo_121.jpgQuand l’un des passagers arrive à destination, il hurle (il faut couvrir le son des poulets et des amortisseurs !) « BUS STOP ! », parfois accompagné du prénom du chauffeur. Le bus s’arrête et une délicate opération commence. En effet, tout comme la tartine qui tombe systématiquement du côté beurré ou un problème qui n’arrive jamais seul, les premières personnes à débarquer du bus sont presque toujours celles qui sont assises dans le fond du bus. Autrement dit, il faut que presque tout le monde, après s’être « désenboîtés » sorte du véhicule afin de laisser cette personne descendre. Et bien sûr, après, tout le monde doit réembarquer et retrouver une position plus ou moins confortable. Curieusement, et malgré le fait qu’après chaque arrêt une (ou plusieurs) personne de moins réembarque, on dirait qu’il est plus difficile de retrouver une place. Cette règle bizarre n’est vraie tant que le nombre de passagers est supérieur à 15, chiffre conseillé par le constructeur du véhicule.
medium_Photo_584.jpgIl n’est pas rare qu’après avoir débarqué une personne, réembarqué le reste des passagers et redémarré, le chauffeur doive s’arrêter moins de 200 mètres plus loin pour laisser descendre un abruti trop paresseux pour marcher ces 200 mètres. Un gros murmure de réprobation parcours le bus lorsque cela arrive.
Dans un souci de rentabilité, ces minibus embarquent quiconque se trouve au bord la route et fait un signe au chauffeur.
medium_Photo_638.jpgLe prix du trajet Red Light – Kingston est de 20$ (25 eurocents) pour les étudiants en uniforme, 30$ (40 eurocents) pour les étudiants de plus de 15 ans en uniforme et de 70$ (80 eurocents) pour les adultes. Les bébés ne paient pas (façon de parler).
C’est, sans aucun doute, une expérience à tenter pour quiconque vient en Jamaïque. Dépaysement garanti.

Taxis « charters » :
Le taxi charter est ce qui se rapproche le plus de notre conception des taxis. On les trouve à l’arrêt à certains endroits donnés ou en circulation sur la voie publique. Quand on le prend, on demande au chauffeur de se rendre à telle ou telle destination et il le fait en empruntant le chemin le plus rapide. Le taxi n’embarque pas d’autres passagers.
medium_Photo_286.2.jpgPrincipale différence ? Ces taxis ne possèdent pas de compteur. Donc, règle d’or, se mettre d’accord avec le chauffeur sur le prix de la course, cela avant d’embarquer.

Petit exercice pour s’entraîner :
- Moi : Hello, combien pour se rendre à Half Way Tree ?
- Chauffeur : Euh… (étudiant mon visage)… 450 !
- Moi : Move your backside ! (que l’on pourrait traduire ici par « Prends-moi pour un con ! »). C’est 350 !
- Chauffeur : No man ! 450 !
- Moi : Ecoutes, je prends le taxi tous les jours et je paie 350.
- Chauffeur : Vraiment ? T’as eu un bon prix alors ! Mais le prix correct est de 450.
- Moi (faisant mine de partir) : Ok, pas de problème, je prends un autre taxi.
- Chauffeur : Bon, çà va, 350.

En général, les chauffeurs sont honnêtes. Mais, encore une fois, dans l’inconscient collectif, blanc signifie riche. Il est donc primordial de connaître le prix des trajets et de ne pas avoir peur de négocier.

medium_Photo_17.jpgTaxis :
Ceux-ci fonctionnent selon le même principe que les minibus, à savoir qu’ils embarquent un maximum de personnes (7 ou 8). Si quelqu’un au bord de la route lui demande de s’arrêter, le chauffeur stoppe s’il pense pouvoir encore caser un passager. Ils roulent sur des trajets précis mais, moyennant un supplément, on peut leur demander de faire un détour. Le prix est le même que celui des bus.

medium_Photo_001.4.jpgTaxis "pirates":
A Kingston, il est courant que, lorsqu'on marche, des voitures ralentissent et klaxonnent quand elles arrivent à notre hauteur. Le chauffeur nous fait alors un signe de la main, montrant une direction. Ce sont des chauffeurs qui ne veulent pas payer la licence taxi mais qui exercent malgré tout ce métier. La procédure et le prix sont les mêmes que pour les taxis réguliers si ce n'est qu'il est d'usage de payer le chauffeur avant d'arriver à destination et le plus discrètement possible. La peur des forces de l'ordre...
Pour tous les types de taxis, il est conseillé d'avoir la monnaie exacte car, bien souvent quand on leur demande s'ils ont le change sur une billet de 1000$, pour une course de 300$, la réponse est négative... dans l'espoir qu'on leur laisse la différence...

medium_Photo_929.2.jpgVéhicules privés :
Quiconque possède un véhicule privé embarque généralement l’une ou l’autre personne qu’il voit sur le bord de la route. La « tradition » veut que ces passagers lui paient le prix qu’ils auraient payés en empruntant le bus. Tout le monde y trouve son compte, tant le passager qui a pu se rendre à destination que le chauffeur qui voit son carburant en partie payé.

medium_Photo_922.3.jpgComme vous le voyez, il est relativement facile de se déplacer ici. Il faut parfois s'armer de patience (surtout dans la montagne) mais, dans l'ensemble, c'est assez sympathique. Surtout que les jamaïcains sont très familiers et que les conversations démarrent vite et rapidement. Vraiment le jour et la nuit avec les visages fermés et dépressifs que l'on croise dans le métro bruxellois.

En bonus, une petite vidéo tournée sur la route Red Light-Papine. Bon, d'accord, le bus n'est pas bourré. Mais il y a deux raisons à cela. D'abord, quand c'est le cas et comme je vous l'ai dit plus haut, le moindre mouvement est presque impossible. Ensuite, les gens n'apprécient pas de se faire photographier/filmer. Cela entraîne souvent et rapidement des discussions animées, parfois accompagnées de menaces...

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02.04.2007

Et pourtant elle tremble...

Ce matin, en me réveillant, j'eus droit à deux surprises.

La première quand, encore à moitié endormi, je me suis rendu dans ma salle de bain pour soulager un petit besoin naturel. Arrivé au WC, j'ai soulevé la lunette... pour aussitôt la refermer... violemment! Et pour cause, un rat avait choisi cet endroit pour y faire un petit plongeon. medium_rat_rattenbio_klo_g.jpgManifestement arrivé pendant la nuit par les canalisations, il était bloqué là, tremblotant de froid et, sans doute, de peur. Cette fois totalement réveillé, j'ai du aller chercher un bâton et un seau, n'ayant pas le coeur de le renvoyer explorer les tuyauteries. Plongeant le bout de bois dans la toilette, j'ai aidé la créature à s'y agripper avant de le déposer dans le fond du seau. Cela fait, j'ai été le relâcher auprès de la rivière au bas de la route avant de revenir désinfecter quatre ou cinq fois la cuvette, sachant le nombre de "saloperies" qui accompagnent les rats...

Ensuite, après ce réveil un peu particulier, je me suis rendu dans la cuisine pour m'y préparer mon traditionnel café (Blue Mountain!). Là, une salve de propos excités m'accueillit:

- "Tu l'as senti? Tu l'as senti?"
- "Euh... non! Enfin, je sais pas. Quoi çà?"
- "Mais si, mais si! Il était environ 5 heures du matin. J'ai pas su me rendormir après"
- "Ben non, je dormais moi. Je viens de me réveiller"

L'on daignât finalement m'expliquer ce qu'il s'était passé. Les trois autres personnes vivant dans la maison furent tirées de leur sommeil vers cinq heures du matin à cause d'une forte secousse tellurique d'une dizaine de secondes. medium_equake.gifEt, je l'appris plus tard, toutes les personnes vivant dans les environs furent également éveillées. Bref, depuis 7 mois que je suis ici, deux forts tremblements de terre ont secoués la Jamaïque et, à chaque fois, il semblerait que je fusse la seule personne dans le pays à avoir préféré la compagnie de Morphée...

Cela me rappelle une expérience semblable, vécue il y quelques années (91 ou 92 si mes souvenirs sont bons) en Belgique. A cette époque, je faisais encore partie des Cadets de l'Air de Belgique et, comme chaque été, je participais à un camp d'entraînement à Weelde, tout près de la frontière Néerlandaise. Un matin, en me réveillant, j'eus la surprise de constater que j'étais seul dans le dortoir. Après m'être habillé, je me dirigeai, intrigué, vers la cour du bâtiment d'où me parvenaient des éclats de voix. Nous venions de vivre l'un des séismes les plus violents jamais survenus dans la région, avec un épicentre près d'Eindhoven, à moins de 20 kilomètres de là. Et bien, devinez quoi? Encore une fois, je fus le seul à ne pas m'être réveillé...

23:35 Publié dans Ici | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

30.03.2007

Riddim

Une chanson qui passe depuis quelques semaines et qui reste dans les charts. Pas mal pour un artiste non jamaïcain (il vient des Bermudes). J'aime bien. Rien d'exceptionnel, mais j'aime bien. Il s'agit de Collie Buddz, qui chante "Come Around".


podcast

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29.03.2007

Misty Bliss

medium_Photo_042.2.jpg Le Misty Bliss est un évènement qui se tient chaque année dans le superbe parc naturel de Holywell, niché dans la montagne surplombant Red Light. Il est organisé dans le but de conscientiser le public à la richesse et à la protection des Blue Mountains. C'est aussi l'occasion de présenter chants, danses et musiques appartenant au riche patrimoine culturel du pays.medium_Photo_060.jpg Le côté gastronomique n'est pas en reste avec des plats aux consonances résolument africaines et aux saveurs exotiques.
La pluie était également au rendez-vous mais n'a pas empêché un public nombreux de prendre part à la fête. Bonne humeur, bons sons et bonne nourriture, voici un bref résumé de la journée.

medium_Photo_092.2.jpg


Et pour ceux auraient encore des doutes sur le sens du rythme des jamaïcains et sur leur habilité à ne pas se prendre au sérieux et à faire la fête, visionnez cette vidéo...

23:59 Publié dans Ici , Musique , Musique Jamaicaine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

24.03.2007

Jamaican Blue Mountain Coffee

medium_Photo_030.jpgParmi les innombrables trésors offerts par la Jamaïque, il en est un que tous ceux pour qui une journée ne peut bien commencer sans en ingurgiter au moins une tasse connaissent bien. Je parle bien sûr du café. Mais pas n'importe lequel! Le Blue Mountain café qui, au dire des spécialistes (et je ne les contredit pas), est le meilleur et le plus recherché de ceux produits sur notre petite planète bleue. Cela, bien entendu, reste à l'appréciation de chacun. Par contre, là où tout le monde est d'accord, c'est qu'il s'agit du café le plus douloureux pour nos comptes en banque.
Alors, cette plante introduite en Jamaïque en 1730 par Sir Nicholas Lawes, gouverneur de la colonie de 1718 à 1722, pourquoi a-t'elle cette réputation?

medium_Photo_018.2.jpgIl faut savoir que le label Jamaican Blue Mountain Coffee est protégé mondialement et qu'il s'agit d'une marque déposée. Les principales conditions pour qu'un café obtienne cette appellation sont les suivantes:

- il doit être cultivé en Jamaïque, mais uniquement dans certaines régions .
- sa culture ne peut être faite qu'entre 3000 et 5500 pieds (entre 1000 et 1800 mètres) d'altitude. Le café bénéficie alors d'un sol extrêmement riche et d'une humidité importante (due à l'abondance des pluies), combinaison idéale pour sa croissance. Par contre, à cette altitude, l'exposition au soleil est souvent impossible du fait des brumes habillant couramment les pentes montagneuses. Conséquence directe, 10 mois sont nécessaires au café pour arriver à maturation (contre 5 pour les autres cafés).
- sa récolte se fait exclusivement à la main.

Ces astreintes en font un excellent café mais également un café rare (une seule récolte par an). Et, bien sûr, qui dit rare dit cher.

medium_Photo_966.jpgBref, vivant au beau milieu de sa zone de production, j'ai été pris par l'envie d'aller voir d'un peu plus près comment cela se passe.
Première surprise, j'ai appris que seule quelques compagnies possèdent des plantations. En fait (du moins dans la région), le café appartient à des petits fermiers qui le cultivent, le récoltent et le vendent à ces grosses compagnies qui, alors, l'exportent sous leur nom (principalement au Japon, grand amateur de café).
medium_Photo_970.jpgEn compagnie d'un ami du village, je me suis donc rendu dans sa plantation pour m'essayer à la cueillette des baies.
Les plants de café ont généralement une hauteur d'environ deux mètres. Les branches se présentent avec la majorité des feuilles à leur extrémité, les baies de café, par groupes de 5 ou 6 encerclant la branche, occupant l'espace entre les feuilles et le tronc.medium_Photo_972.jpg Le but du jeu est de cueillir les baies rouges uniquement mais, pour épicer un peu l'opération, sans arracher le tige qui les relient à la branche (une tige arrachée signifie une baie de moins lors de la récolte suivante). Mission délicate et certainement plus compliquée que ce que je pensais au premier abord. Les plants poussant sur des pentes escarpées, l'opération est rendue encore plus difficile, nous obligeant à maîtriser tant les talents d'un contorsionniste que ceux d'un équilibriste. Après plus d'une heure de dur labeur, force m'était de constater que je préfére très nettement le café liquide, noir et chaud dans ma tasse que rouge, dur et froid dans mon sac, celui ne se remplissant désespérément pas...medium_Photo_967.jpg Quand je pense que les saisonniers qui viennent pour la récolte remplissent 6 ou 7 de ces sacs de 5 kilos par jour...
Pour chaque sac rempli, le travailleur est payé 500$ (6€) par le propriétaire de la plantation qui, lui, vend chacun de ces sacs 3000$ (40$) aux grandes compagnies qui s'occupent alors de la torréfaction des baies avant de pouvoir enfin les exporter sous le tant recherché label Jamaican Blue Mountain Coffee.

Si vous désirez en savoir plus sur le meilleur café du monde, c'est par ici.

02:16 Publié dans Histoire , Histoire-Découverte , Ici | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Brrr!

Bon, ben, c'est reparti pour un tour! De quoi parle-je? Et bien de ma seconde saison des pluies sous les tropiques. Donc, comme en septembre, il pleut. C'est-à-dire qu'il fait superbe, ensoleillé, chaud pendant la matinée et, à midi diaboliquement précise, il pleut. En fait, il n'y a plus besoin de montre, car, non seulement on sait quand il est midi, mais l'on sait également quand il est 18 heures... en effet, vous l'aurez compris, il cesse de pleuvoir à exactement... 18 heures... bravo, tout le monde suit!
Par contre, ce qui change par rapport à septembre, c'est qu'il fait froid! Si si! Et même tellement froid que cela fait trois jours que l'on allume le feu dans la cheminée (les bâtiments n'étant généralement pas équipés de chauffages) et que l'on se serre devant l'âtre afin de se réchauffer. Dingue, non?
En plus ce soir, il y a du vent!

medium_Photo_352.jpg

00:32 Publié dans Ici | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.03.2007

Deux méchants DJ


podcast


Découverte et coup de coeur pour un album que je trouve excellent. Je me maudis pour avoir mis autant de temps avant de l'avoir. Il s'agit de Two Bad DJ par Clint Eastwood et General Saint. Cela date du début des années 80 et vous montre d'où vient le Dancehall d'aujourd'hui.
Cet album est une merveille que je vous invite vivement à découvrir.

Achetez-le ici.

medium_clinteastwood.jpg

20:12 Publié dans Ici , La découverte de la semaine , Musique , Musique Jamaicaine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

ICCCWC

medium_icccwclogo.jpgDepuis une semaine, le monde entier retient son souffle. En effet, la coupe du monde de cricket se déroule à l'instant dans les Caraïbes. Et, croyez-le ou non, cet événement réalise la troisième performance mondiale en nombre de téléspectateurs, après la coupe du monde de football et les jeux olympiques... si,si!
Elle est organisée conjointement par neuf pays de ce coin-ci du monde: St. Kitts & Nevis, Trinidad & Tobago, Saint Lucia, la Jamaïque, Antigua & Barbuda, Grenada, Guyana et la Barbade. Ces neufs pays ont une équipe commune, l'équipe des West Indies qui affronte celles de l'Australie, d'Afrique du Sud, d'Ecosse, des Pays-Bas, du Sri Lanka, de l'Inde, du Bangladesh, des Bermudes, de la Nouvelle-Zélande, d'Angleterre, du Kenya, du Canada, du Pakistan, du Zimbabwe et de l'Irlande, toutes d'anciennes colonies britanniques à l'exception des Pays-Bas.

medium_Cricketfield.jpg


medium_brianlara.jpgLe cricket est un sport on ne peut plus britannique. J'entends par là que, malgré son apparente simplicité, il est plein de subtilités et que, bien qu'il suscite un profond ennui chez le néophyte, il devient passionnant dès que l'on s'y intéresse et commence à comprendre les règles inhabituelles le régissant (par exemple, il n'y a pas de durée limite à un vrai match de cricket, les matchs pouvant se prolonger plusieurs jours. Bien sûr, pour la coupe du monde, le cricket One Day International est joué, autrement-dit un match par jour). Je ne vais pas vous résumer les règles, ne les connaissant pas encore parfaitement mais, pour les curieux, vous trouverez tout ici.

medium_cricketopening.jpgCôté tournoi, sachez que la grandiose cérémonie d'ouverture qui s'est tenue ici, en Jamaïque, n'a suscité que des propos admiratifs, comme celui d'un de mes amis "si je n'étais pas encore fier d'être jamaïcain, je le serais ce-soir (après la cérémonie)". Et, après pas mal de polémiques et grincements de dents sur les sommes dépensées pour la tenue du tournoi, tout le pays s'est mis à l'heure de son équipe et la supporte à fond. medium_west_indieslogo.2.gifEt cela marche! En effet, l'équipe des West Indies (8è au classement mondial officiel) est la première équipe à s'être qualifiée pour le second tour. Par contre, grosse surprise, le Pakistan (4è mondial), l'un des favoris, est déjà éliminé du tournoi battu notamment par l'Irlande, modeste équipe... sur papier. Les autres favoris sont l'Afrique du Sud (N°1 mondial), l'Australie (tenante du titre et N°2 mondial) et la Nouvelle-Zélande (N°3 mondial).

medium_west_indies1.jpg


medium_cricketlance1.jpgVoilà... et moi je vous dit les West Indies vont gagner!

Si cela vous intéresse, voici le lien vers le site officiel de la coupe du monde et celui du Conseil International de Cricket

Ah, et pour ceux qui s'interrogent encore sur la signification du titre: ICCCWC = International Cricket Council Cricket World Cup

medium_west.jpg

18:24 Publié dans Ici | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

19.03.2007

Ochie

medium_Photo_038.jpgPetit week-end à Ocho Rios, dans le nord de l'île. Séjour dans la maison de famille, au bord de l'eau. Au programme, baignade dans les eaux limpides et calmes (une barrière de corail stoppant les vagues) de la mer des Caraïbes, bronzage et ballade dans le marché local...

medium_Photo_006.3.jpg


En bonus, une vidéo vous montrant la fameuse Ferngully road, point d'accès principal quand on emprunte la route venant de Kingston. Particularité? Cette route suit le lit d'une rivière, aujourd'hui souterraine, et serpente au milieu d'une végétation luxuriante...

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02.03.2007

Bob Marley's Museum


podcast


medium_Photo_014.4.jpgPour un amateur de bonne musique comme moi, la visite du musée Bob Marley figurait bien entendu en bonne place sur ma liste d'endroits à voir.
Il y a dix ans, j'avais déjà visité son village natal. A ce propos, laissez-moi vous conter une anecdote que ceux qui m'accompagnaient se remémoreront avec un sourire amusé.
Nous revenions d'Ocho Rios dans le nord de l'île et roulions à destination de Kingston lorsque mon regard d'aigle fut attiré par un panneau arborant "Bob Marley Mausoleum, Nine (9) miles". A cette époque, la Jamaïque utilisait encore le système métrique britannique, héritage de l'époque coloniale. Les distances étaient donc calculées en miles (1 mile = 1.6 km).
medium_Bob_Marley_Sweden_1971-5.JPGNous étions donc à une vingtaine de kilomètres du mausolée et décidâmes de faire ce léger détour avant de retourner à la capitale.
Changeant donc de direction nous roulâmes. De temps en temps nous retrouvions un panneau identique, celui-ci nous rassur